Activities (seminars/ conferences)

Upcoming SERA events

  • Congrès de la SAES “Renaissances”, 4-6 juin 2020.

Atelier « Romantisme » de la Société d’Études du Romantisme Anglais

Texte de cadrage:

Le lien qui unit le Romantisme à la Renaissance est profond et relève même de sa genèse, si l’on considère que l’une des influences majeures du romantisme, même allemand, est William Shakespeare, parce que ce dernier sut donner une voix au commun des mortels et puiser dans le folklore. Pareillement, c’est en réaction à la littérature « augustéenne » d’Alexander Pope, extrêmement codifiée et où la forme paraissait l’emporter sur le fond, que les Romantiques britanniques se sont tournés vers les générations précédentes, celle de John Milton et, plus tôt encore, de Shakespeare. La Renaissance, c’est aussi la redécouverte de l’Antiquité, et l’on sait l’importance des mythes chez William Blake et la seconde génération de Romantiques, George Gordon Byron, Percy Bysshe Shelley et John Keats, sans oublier Mary Shelley ou encore Thomas Love Peacock. La Renaissance, c’est encore les peintres et les sculpteurs italiens notamment, de Léonard de Vinci à Raphaël, en passant par Michel-Ange, des artistes sur lesquels les romantiques discouraient, notamment dans leurs correspondances, mais pas seulement, comme le montre « On the Medusa of Leonardo da Vinci in the Florentine Gallery » (1819) de P.B. Shelley. Il s’agit donc d’abord de voir quel est l’héritage de la Renaissance dans le Romantisme anglais.

Puisque le sujet du congrès est pluriel, il faut également envisager l’acte de renaître, également central dans le Romantisme, puisqu’il s’agit de créer une poésie nouvelle et une nouvelle façon de penser : renaître c’est recommencer à zéro, se débarrasser de l’héritage encombrant de la génération précédente et de ses codes – certains y verront une angoisse de l’influence – afin de revenir à une « pureté », une authenticité lavée de toute artificialité. Il s’agit pour les Romantiques de donner une nouvelle jeunesse à la poésie et à la prose, et surtout à la pensée, en se nourrissant de l’imagination, qu’ils redéfinissent et réévaluent, et de la nature, qui ne sert plus simplement de décor. Les mythes et les personnifications disparaissent ainsi de The Lyrical Ballads (1798-99) de William Wordsworth et Samuel T. Coleridge, tandis que de nouveaux sujets, l’enfant(/-ce) par exemple, entrent en scène. De même, la recherche d’un anglais plus accessible aux masses, et notamment au « rustique », une démocratisation de la poésie donc, peut être perçue comme une renaissance du langage et de l’art. Tout n’est cependant pas si simple et homogène, car le Romantisme n’est pas monolithique, mais le produit de différentes sensibilités : le mythe gréco-romain, encore, en est le meilleur exemple. Rejeté par Wordsworth dans The Lyrical Ballads, il devient sujet ou contexte privilégié de la seconde génération (Endymion, 1818 ; Prometheus Unbound, 1818-20), et même l’auteur de The Excursion (1814) ne parvient pas réellement à s’en défaire dans ses poèmes suivants. De même pour le langage : jusqu’à quel point la poésie d’un Blake ou d’un Shelley est-elle accessible au commun des mortels ? Ainsi, la renaissance poétique, alors que Byron écrit que « la poésie n’a rien à voir avec l’invention », et Shelley que « rien ne peut venir de rien », va autant de soi qu’elle est problématique dans le romantisme.

Au sein même des œuvres de ces poète(esse)s et romancier(e)s, quelles sont les figures de la renaissance ? Car il ne s’agit pas seulement du Vinci du poème de Percy Bysshe Shelley, mais aussi du Victor prométhéen de Mary, ou plus exactement de sa créature. « Création » est d’ailleurs ici un mot-clé. Quelles sont aussi les images de la renaissance ? L’enfance des Songs of Innocence (1791) de Blake, de « Ode : Intimations of Immortality from Recollections of Early Childhood » (1807) de Wordsworth et son célèbre « Our birth is but a sleep and a forgetting », ou de la sphère de la Terre dans le quatrième acte de Prometheus Unbound de Shelley viennent tout d’abord à l’esprit. Mais l’on pourrait également songer à l’élément du feu, et son pendant politique, la révolution, comme la renaissance romantique est aussi politique. Puisque la renaissance s’inscrit dans le temps, qu’en est-il des figures du renouveau, du retour romantique à l’Âge d’or ou, au contraire, de l’avènement d’un nouvel âge d’or, d’une apocalypse conduisant à une régénération, à une vie nouvelle ? Les poètes(ses) renaissent également dans leurs œuvres, à la faveur du souvenir (« recollection in tranquility ») ou d’alter-égos poétiques (le « Poète » d’« Alastor » [1815] ou d’« Epipsychidion » [1821] de Shelley). A un niveau plus microscopique encore, quelles sont les renaissances d’images, de métaphores au sein de l’œuvre d’un(e) romantique ?

Enfin, de même qu’il est difficile de circonscrire une époque pour le romantisme, puisque la renaissance des romantiques avait déjà débuté chez les préromantiques, tels que les Graveyard Poets, et se poursuivit au moins jusqu’aux sœurs Brontë, la résurgence du romantisme dans la littérature et les arts des siècles suivants a toute sa place dans cet atelier. Le romantisme ne renaît-il pas d’une certaine manière dans l’esthétisme d’Oscar Wilde, si l’on considère que l’art devenait déjà aussi réel que la nature chez les Romantiques ? River (1983) de Ted Hughes n’est-il pas avant tout romantique ? Sous quelles formes et pour quelles raisons le romantisme renaît-il aujourd’hui ? Le romantisme étant un mouvement artistique au sens large (peinture, musique), il peut en effet être intéressant de voir comment il renaît également dans le cinéma d’aujourd’hui, et pas seulement dans les récents biopics sur Mary Shelley, et les autres médias populaires, comme les bandes dessinées (Shelley de David Vandermeulen et Daniel Casanave, 2012), les jeux-vidéos d’aventures (The Elder Scrolls Online: Summerset, 2014) ou encore le heavy metal (« The Rime of the Ancient Mariner » d’Iron Maiden, 1984).

Les propositions de communications, un titre et un résumé de 300 mots maximum, ainsi qu’une courte notice bio-bibliographique, sont à envoyer avant le 15 novembre 2019 à Caroline Bertonèche <caroline.bertoneche@univ-grenoble-alpes.fr> et Fabien Desset <fabien.desset@unilim.fr>.

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  • La prochaine AG annuelle de la SERA aura lieu à l’Institut du Monde Anglophone, 5 rue de l’Ecole de Médecine, Paris 6e. en salle 16 le samedi 7 septembre, de 15h30 à 17h30, et elle sera suivie d’un pot de rentrée pour ceux et celles qui le souhaitent au café en face.

    En voici l’ordre du jour:

    1/ BILAN SERA 2018 (Prix master SERA, KSMA/SERA Rome fellowship…)

    2/ Projets BICENTENAIRES 2019 (Paris Symposium on the Odes)
    3/ PARTENARIATS étrangers et collaborations (ERA, RÊVE – Romantic Europe: The Virtual Exhibition…)
    4/ Atelier SERA au congrès de la SAES
    5/ BILAN trésorerie
    6/ SITE internet
    7/ SÉMINAIRES (bilan et projets), nouveau calendrier du London-Paris Romanticism Seminar
    8/ PUBLICATIONS récentes et à venir

 Other “Romantic” Activities

“British Romanticism and Europe”
5-8 July 2020, Monte Verità conference center, Ascona, Switzerland
Organizers: Patrick Vincent, David Duff, and Simon Swift
Keynote Speakers: Christoph Bode, Biancamaria Fontana, and Paul
Hamilton

Abstracts of approximately 250 words are due by 1 November 2019. Please send abstracts to patrick.vincent@unine.ch; Conference site (under construction):
http://www.unine.ch/anglais/home/britishromanticismandeurope.html

  • Séminaires sur « le détail » coordonnés par Sébastien Scarpa, et portés par l’axe « Poésie » du centre de recherche CEMRA/ILCEA4 de l’Université Grenoble Alpes – UGA. Appel à communications qui servira de base de travail pour le séminaire de l’axe “Poésie, esthétique, histoire des idées” portant sur la notion de “détail”. Contact : sebastien.scarpa@univ-grenoble-alpes.fr

Voir le programme des séances passées. La prochaine séance du séminaire sur « le détail » porté par l’axe « Poésie – Poétique, Esthétique, Histoire des idées » du centre de recherche CEMRA/ILCEA4 de l’Université Grenoble Alpes sera animée par Caroline Bertonèche, Professeure de littérature britannique à l’UGA. La séance se tiendra le vendredi 17 mai de 10h00 à 12h00 en salle Jacques Cartier, Maison des Langues et des Cultures, Campus de Saint-Martin-d’Hères.

Le détail sera chirurgical ou ne sera pas : le romantisme au microscope

Le début du dix-neuvième siècle est désormais associé, dans l’histoire des sciences, à l’avènement de la médecine d’observation et notamment à l’essor de la chirurgie (1800-1830). Ces années d’innovation en matière d’anatomie physiologique en Angleterre ont également révolutionné l’écriture et la configuration d’un poème ainsi que la mise en scène de l’éclairage chirurgical dans les arts.

Ceci n’est pas un « détail ». Le lyrisme sait aussi être sanglant. Les romantiques anglais ont été, à bien des égards, sensibles aux nouvelles perspectives d’une poésie disséquée au scalpel, sous l’œil du chirurgien, à la découverte des microscopies d’un corps ainsi exhumé, démembré, puis exposé aux regards de tous.

Pour cette présentation, nous retiendrons deux poètes, Keats et Coleridge, deux médecins, Thomas Beddoes et John Brown, et deux pathologies, l’épilepsie et la scrofule en guise d’exemples ; symptômes, entre autres, des influences de la science du romantisme sur les articulations du langage. (C. Bertonèche)

Affiche séminaire détail (17 mai)

  • CFP for a two-day conference on Humour and Satire in British Romanticism. The event is jointly organised by Durham University and Newcastle University, and it will take place at Durham University on 13-14 September 2019.

This conference seeks to provide a framework for the relatively new, but steadily growing, interest in humour within Romantic studies. Our aim is to explore the ways in which Romantic writers perceived, understood, and employed humour in their works. A reappraisal of satire is central to this aim. Therefore we intend to consider comparatively neglected satirists, like Peter Pindar, as well as contemplate satirical strands in the leading figures of British Romanticism. Special attention will be devoted to the use of humour and satire in response to the social and political events of 1819.

We invite submissions for standard 20-minute papers by 20 May 2019. Please email proposals toromantichumourandsatire@gmail.com.

For more information please visit https://romantichumourandsatire.wordpress.com/.

 

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