Activities (seminars/ conferences)

Upcoming SERA events

  • CFP : OATHS, ODES AND ORATIONS 1789-1830

2020 Paris Symposium of the London-Paris Romanticism Seminar
Ecole Normale Supérieure, rue d’Ulm, Paris
Friday 3-Saturday 4 April 2020

The Tennis Court Oath of 20 June 1789 was the first overtly revolutionary act of the French Revolution and marked the beginning of an epoch in which public speech acts took on unprecedented political significance. The ceremonial odes and hymns of the fêtes de fédération were another manifestation of this renascence of orality, restoring the ancient Pindaric tradition of poetry as public performance and giving new meaning to odic conventions such as invocation, exhortation and apostrophe. In the work of André Chénier and others, this new lyric function produced major poetry. Meanwhile, in the halls of the political clubs, in the National Convention and revolutionary Committees, and from lecterns, pulpits and courtroom benches across France, oratory of all kinds shaped the course of history and decided the fate of individuals. Even on the executioner’s scaffold, rhetorical amplification became the preferred mode of address, a grim illustration of Baudelaire’s subsequent observation about ‘the grandiloquent truth of gestures on life’s great occasions’.

The revitalisation of performative language was not confined to the 1789 Revolution, nor to France. Britain experienced what many still consider a golden age of political eloquence, as orators of the calibre of Pitt, Burke, Fox and Sheridan jousted in parliament and extended their orations through the medium of print. Outside parliament, the growth of the corresponding societies, of other political clubs and associations, and of political lecturing created numerous opportunities for public address, the communicative practices and clandestine rituals of certain organisations attracting repressive measures such as the Unlawful Oaths Act of 1797. Radical writers mimicked French revolutionary styles in odes to Liberty and on the Bastille, while satirists parodied their efforts in mock-odes to the guillotine and pseudo-songs travestying revolutionary enthusiasm. Sermons, notably in the Nonconformist churches, were another front in the oral war of ideas, fusing religion and politics in provocative ways. Educational lecturing also underwent a remarkable boom, in the new Royal Institution and other fashionable lecturing institutions.

This two-day symposium will assess the literary significance of this mobilisation of orality and public utterance, and explore links between the speech acts of politicians, polemicists and educators and the writings of poets and other authors. How is the Romantic revaluation of the ode which produced the famous lyrics of Coleridge, Keats, Shelley and Victor Hugo – and of less well-known figures such as Southey, Hemans, Iolo Morganwg and Peter Pindar – connected with the revival of ceremonial ode-writing and public ritual? How are the ‘speech genres’ of everyday life integrated into the more complex genres of imaginative literature, as Bakhtin postulated? Can speech-writing, sermonising or toast-making be themselves a form of literary activity? What happens when legally, morally binding oaths and commitments are broken, forcing the swearer to recant, in public again – are such disavowals part of the culture of apostasy and disenchantment posited by literary historians of Romanticism? And to what extent do these purposive deployments of public speech enter the literary and rhetorical theory of the period?

We invite proposals on any aspect of the literary and verbal life of Britain and France from 1789 to 1830 that relates to this broad set of issues. Topics may include but are not confined to:

•       Oaths, affirmations and other verbal rituals
•       Toasts and toasting
•       Public lectures and lecturing
•       Denunciation, recantation and confession
•       Proclamations, declarations and vindications
•       Odes, hymns and songs
•       Apostrophe, personification and other poetic devices
•       Literature and public ceremony
•       Dialectic of publicness and privacy in Romantic lyric
•       Political, religious and forensic oratory
•       Illocutionary acts and performative language
•       Gendered eloquence
•       Dialogues and dialogism
•       Rhetorical theory of the Romantic period

Papers will be 25 to 30 minutes, followed by 10 minutes for questions.

Send title of paper and abstract (300 words), with brief CV, to marc.poree@ens.fr and d.duff@qmul.ac.uk by 31 January 2020

Organised by Marc Porée (ENS), David Duff (QMUL) and the Paris Steering Group of the London-Paris Romanticism Seminar. For further information, see https://eur01.safelinks.protection.outlook.com/?url=http%3A%2F%2Flondonparisromantic.com%2F&data=02%7C01%7C%7C10dd1a7db1284d8a9d3108d79d9c2efb%7C569df091b01340e386eebd9cb9e25814%7C0%7C0%7C637151166436706391&sdata=gnKrqVH7fX5%2BGbhJjBmLkHFlGzyL4tapoRdKesK5EVE%3D&reserved=0

  • Congrès de la SAES “Renaissances”, 4-6 juin 2020.

Atelier « Romantisme » de la Société d’Études du Romantisme Anglais

Texte de cadrage:

Le lien qui unit le Romantisme à la Renaissance est profond et relève même de sa genèse, si l’on considère que l’une des influences majeures du romantisme, même allemand, est William Shakespeare, parce que ce dernier sut donner une voix au commun des mortels et puiser dans le folklore. Pareillement, c’est en réaction à la littérature « augustéenne » d’Alexander Pope, extrêmement codifiée et où la forme paraissait l’emporter sur le fond, que les Romantiques britanniques se sont tournés vers les générations précédentes, celle de John Milton et, plus tôt encore, de Shakespeare. La Renaissance, c’est aussi la redécouverte de l’Antiquité, et l’on sait l’importance des mythes chez William Blake et la seconde génération de Romantiques, George Gordon Byron, Percy Bysshe Shelley et John Keats, sans oublier Mary Shelley ou encore Thomas Love Peacock. La Renaissance, c’est encore les peintres et les sculpteurs italiens notamment, de Léonard de Vinci à Raphaël, en passant par Michel-Ange, des artistes sur lesquels les romantiques discouraient, notamment dans leurs correspondances, mais pas seulement, comme le montre « On the Medusa of Leonardo da Vinci in the Florentine Gallery » (1819) de P.B. Shelley. Il s’agit donc d’abord de voir quel est l’héritage de la Renaissance dans le Romantisme anglais.

Puisque le sujet du congrès est pluriel, il faut également envisager l’acte de renaître, également central dans le Romantisme, puisqu’il s’agit de créer une poésie nouvelle et une nouvelle façon de penser : renaître c’est recommencer à zéro, se débarrasser de l’héritage encombrant de la génération précédente et de ses codes – certains y verront une angoisse de l’influence – afin de revenir à une « pureté », une authenticité lavée de toute artificialité. Il s’agit pour les Romantiques de donner une nouvelle jeunesse à la poésie et à la prose, et surtout à la pensée, en se nourrissant de l’imagination, qu’ils redéfinissent et réévaluent, et de la nature, qui ne sert plus simplement de décor. Les mythes et les personnifications disparaissent ainsi de The Lyrical Ballads (1798-99) de William Wordsworth et Samuel T. Coleridge, tandis que de nouveaux sujets, l’enfant(/-ce) par exemple, entrent en scène. De même, la recherche d’un anglais plus accessible aux masses, et notamment au « rustique », une démocratisation de la poésie donc, peut être perçue comme une renaissance du langage et de l’art. Tout n’est cependant pas si simple et homogène, car le Romantisme n’est pas monolithique, mais le produit de différentes sensibilités : le mythe gréco-romain, encore, en est le meilleur exemple. Rejeté par Wordsworth dans The Lyrical Ballads, il devient sujet ou contexte privilégié de la seconde génération (Endymion, 1818 ; Prometheus Unbound, 1818-20), et même l’auteur de The Excursion (1814) ne parvient pas réellement à s’en défaire dans ses poèmes suivants. De même pour le langage : jusqu’à quel point la poésie d’un Blake ou d’un Shelley est-elle accessible au commun des mortels ? Ainsi, la renaissance poétique, alors que Byron écrit que « la poésie n’a rien à voir avec l’invention », et Shelley que « rien ne peut venir de rien », va autant de soi qu’elle est problématique dans le romantisme.

Au sein même des œuvres de ces poète(esse)s et romancier(e)s, quelles sont les figures de la renaissance ? Car il ne s’agit pas seulement du Vinci du poème de Percy Bysshe Shelley, mais aussi du Victor prométhéen de Mary, ou plus exactement de sa créature. « Création » est d’ailleurs ici un mot-clé. Quelles sont aussi les images de la renaissance ? L’enfance des Songs of Innocence (1791) de Blake, de « Ode : Intimations of Immortality from Recollections of Early Childhood » (1807) de Wordsworth et son célèbre « Our birth is but a sleep and a forgetting », ou de la sphère de la Terre dans le quatrième acte de Prometheus Unbound de Shelley viennent tout d’abord à l’esprit. Mais l’on pourrait également songer à l’élément du feu, et son pendant politique, la révolution, comme la renaissance romantique est aussi politique. Puisque la renaissance s’inscrit dans le temps, qu’en est-il des figures du renouveau, du retour romantique à l’Âge d’or ou, au contraire, de l’avènement d’un nouvel âge d’or, d’une apocalypse conduisant à une régénération, à une vie nouvelle ? Les poètes(ses) renaissent également dans leurs œuvres, à la faveur du souvenir (« recollection in tranquility ») ou d’alter-égos poétiques (le « Poète » d’« Alastor » [1815] ou d’« Epipsychidion » [1821] de Shelley). A un niveau plus microscopique encore, quelles sont les renaissances d’images, de métaphores au sein de l’œuvre d’un(e) romantique ?

Enfin, de même qu’il est difficile de circonscrire une époque pour le romantisme, puisque la renaissance des romantiques avait déjà débuté chez les préromantiques, tels que les Graveyard Poets, et se poursuivit au moins jusqu’aux sœurs Brontë, la résurgence du romantisme dans la littérature et les arts des siècles suivants a toute sa place dans cet atelier. Le romantisme ne renaît-il pas d’une certaine manière dans l’esthétisme d’Oscar Wilde, si l’on considère que l’art devenait déjà aussi réel que la nature chez les Romantiques ? River (1983) de Ted Hughes n’est-il pas avant tout romantique ? Sous quelles formes et pour quelles raisons le romantisme renaît-il aujourd’hui ? Le romantisme étant un mouvement artistique au sens large (peinture, musique), il peut en effet être intéressant de voir comment il renaît également dans le cinéma d’aujourd’hui, et pas seulement dans les récents biopics sur Mary Shelley, et les autres médias populaires, comme les bandes dessinées (Shelley de David Vandermeulen et Daniel Casanave, 2012), les jeux-vidéos d’aventures (The Elder Scrolls Online: Summerset, 2014) ou encore le heavy metal (« The Rime of the Ancient Mariner » d’Iron Maiden, 1984).

Les propositions de communications, un titre et un résumé de 300 mots maximum, ainsi qu’une courte notice bio-bibliographique, sont à envoyer avant le 15 novembre 2019 à Caroline Bertonèche <caroline.bertoneche@univ-grenoble-alpes.fr> et Fabien Desset <fabien.desset@unilim.fr>.

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 Other “Romantic” Activities

“British Romanticism and Europe”
5-8 July 2020, Monte Verità conference center, Ascona, Switzerland
Organizers: Patrick Vincent, David Duff, and Simon Swift
Keynote Speakers: Christoph Bode, Biancamaria Fontana, and Paul
Hamilton

Conference site:
http://www.unine.ch/anglais/home/britishromanticismandeurope.html

  • Journée d’études consacrée à ‘William Blake and the Sublime’, organisée par
    IDEA (Université de Lorraine, Nancy), le 31 janvier 2020, Campus Lettres et Sciences Humaines (Nancy), salle A 104.

    PROGRAMME:

    9.30-10.15 Eva Antal, Eszterhàzy University, Eger, Hungary; The Rhetoric of Sublime Astonishment in the Burkean and Blakean Readings of Milton

    10.15-11.00 Hélène Ibata, Université de Strasbourg, France, SEARCH; Milton, Mountains and the British Sublime

    11.15-11.35 Antonella Braida, Université de Lorraine (Nancy), France, IDEA; William Blake’s ‘Sublime’ and ‘Gothic’ Dante

    11.35-11.55 Nathalie Collé, Université de Lorraine (Nancy), France, IDEA; ‘A Marriage of True Minds?’ William Blake and John Bunyan

    11.55-12.30 Questions and discussion

     

  • Séminaires sur « le détail » coordonnés par Sébastien Scarpa, et portés par l’axe « Poésie » du centre de recherche CEMRA/ILCEA4 de l’Université Grenoble Alpes – UGA. Appel à communications qui servira de base de travail pour le séminaire de l’axe “Poésie, esthétique, histoire des idées” portant sur la notion de “détail”. Contact : sebastien.scarpa@univ-grenoble-alpes.fr

Voir le programme des séances passées.

The next meeting of the London-Paris Romanticism Seminar will take place on Friday 24 January in the Bloomsbury Room (G35, ground floor) at Senate House, University of London, starting at 5.30. As our guest speaker, we are delighted to welcome Professor Claire Connolly of University College Cork, who will present a paper entitled The Impending Era: Irish Romanticism Before and After the Famine. This will be followed by a discussion and wine reception. The event is free and open to everyone, including postgraduates and members of the public. No booking is required.

Claire Connolly is Professor of Modern English at University College Cork in Ireland, a Fellow of the Learned Society of Wales and a Member of the Royal Irish Academy. Her book A Cultural History of the Irish Novel, 1790-1829 (Cambridge Studies in Romanticism) won the Donald J. Murphy Prize for Distinguished First Monograph, awarded by the American Conference for Irish Studies.  With Marjorie Howes (Boston College), she is General Editor of a new six volume series, Irish Literature in Transition, 1700-2015; as well as editor for Volume 2 of the series, Irish Literature in Transition, 1780-1830 (due out March 2020 from CUP)She is writing a book on Irish Romanticism for Cambridge University Press.

Regarding the subject of her talk, Claire writes:

“This paper offers a conceptualisation of Irish romanticism that takes into account the range and depth of literary expression in late eighteenth- and early nineteenth-century Ireland and considers it against the backdrop of social, political and linguistic divisions. The quicksilver pace of historical change between and across our two islands over these decades incited debates about cultural difference and fostered a new, national literature. Arguing for a romanticism that moves in distinct phases, the paper focuses on Irish culture from the period of Catholic Emancipation to the Famine. The long shadow cast by bitter experiences of hunger, death and mass emigration has made it difficult to engage with the cultural revival that preceded the Famine years. Focussing on work by William Carleton and James Clarence Mangan, I begin to think about the ways in which Irish romantic culture was shaped in the face of a darkening future. The paper concludes with a discussion of Thomas Carlyle’s Reminiscences of my Irish Journey, in which Ireland is imagined in terms of an ‘ugly indistinct smear’ of memories, images and sensations that refuse to vanish into the past even as the country poses a persistent political problem in the present.”

We hope that you can join us for this exciting seminar.

David Duff

Professor of Romanticism, Queen Mary University of London
London Director, London-Paris Romanticism Seminar

The London-Paris Romanticism Seminar is an international research forum devoted to British Romantic literature, its European connections and the broader culture of the Romantic period, 1760-1830. Consisting of monthly seminars in London and a biennial symposium in Paris, the forum is a collaboration between Queen Mary University of London, four other colleges of the University of London (Birkbeck, Goldsmiths, King’s and UCL), and a number of Parisian institutions including the École Normale Supérieure, the Université Paris-Sorbonne and the Université Sorbonne Nouvelle. The London seminars are jointly hosted in the School of Advanced Study by the Institute of English Studies and the Institute of Modern Languages Research.

For further information, visit londonparisromantic.com or email info@londonparisromantic.com

Subsequent events in the series:

Friday 21 February 2020
Nicholas Halmi (University of Oxford)
Subjectivity and Historicity in the Romantic Epic: Wordsworth and Byron
17.30-19.30  Senate House, Bloomsbury Room/ G35 (ground floor)

Friday 20 March 2020
Tilar Mazzeo (University of Montreal)
William Blake, Batty Langley, and the Builder’s Jewel
17.30-19.30  Senate House, Bloomsbury Room/ G35 (ground floor)

Friday 15 May 2020
International panel: Romantic Salons and Salonnières
Susanne Schmid (Freie Universität Berlin)
Travellers, Publishers and Lions: International Contacts and the Countess of Blessington’s Salons
Carmen Casaliggi (Cardiff Metropolitan University)
Germaine de Staël and Ugo Foscolo at Holland House
17.30-19.30  Senate House, Bloomsbury Room/ G35 (ground floor)

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